jeudi 4 mars 2010

Carême à travers Isaïe


La Pénitence
Isaïe: Elle n'est pas une fin en elle-même; la fin c'est l'union à Dieu. Fécondité, joie, triomphe de l'âme, certes mais qui ne se peuvent séparer de la fécondité, de la beauté, du triomphe de l'église, du Peuple de Dieu (35, 1-2).
Elle est un moyen de sanctification "et il y aura là un chemin de sainteté" c'est-à-dire un moyen d'appartenance concrète à Dieu, et par conséquent elle est moyen de béatitude c'est-à-dire capacité de Dieu sans cesse élargie dès ici-bas par l'effort de l'homme pénitent et par la Grâce de pénitence.

Elle est rectification de la nature viciée en ses pentes et ses tendances instinctives :
- rectification de l'acte et du travail des mains de l'homme qui transforment le monde pour ou contre Dieu,
- rectification de la station de l'homme qui a tant de tendance à redevenir la brute à quatre pattes,
- rectification de la direction que l'homme donne à ses démarches ("fortifiez les genoux tremblants"),
- purification de l'intention par une plus grande luminosité du regard,
- pacification du coeur par la confiance en Dieu qui fait miséricorde.

Elle est rectification de la vie surnaturelle.
Les mains lâches ne savent ni ne peuvent diriger, élever une lourde offrande ; renforcées elles se lèveront à Dieu pour la prière et pour l'offrande. Les genoux fortifiés nous feront plus habituellement agenouillés devant Dieu, attitude normale de la créature devant son Créateur, du racheté devant son sauveur adoration et action de grâces.
Nous serons aussi plus solidement campés au domaine de la charité parmi les hommes pour y témoigner par la parole et par l'action, par le service fraternel. « Flectamus genua ... Levate », répète la liturgie de carême, s'agenouiller devant Dieu, se dresser pour vivre sa vie parmi les hommes : excellent exercice de vigorisation et d'assouplissement des genoux !

La pénitence n'est pas un sacrifice qui puisse fléchir Dieu par sa propre importance ou par la dignité de celui qui le fait ou par la perfection qu'il réalise.

Ce que nous faisons maintenant ne peut être agréé que dans la mesure où notre intention la projette en Jésus, le perd au sacrifice de Jésus. Il ne s'agit donc pas de rechercher une pénitence d'importance, mais une attitude intérieure de pénitent "l'Eternel attend pour vous faire Grâce et il sera exalté en ayant pitié de vous" (30, 18).
Et c'est pourquoi la pénitence est consolation, prémisse de paix, parce que nous n'y sommes pas seuls mais que Dieu nous y attend: "consolez, consolez mon Peuple" (40,1) et "ne crains point car je suis avec toi ... Ne crains point c'est moi qui t'ai aidé ...Je t'aiderai et ton défenseur c'est le Saint d'Israël (41,11-13-14).
Elle est conversion de la part de l'homme et innovation de la part de Dieu d'un monde nouveau, pour les regards renouvelés de l'homme. "Je les ai créés pour ma gloire ... que vous connaissiez et que vous croyiez et que vous entendiez que c'est moi ..." (42,7et11 et 43, 18-19) "Voici je m'en vais faire une chose nouvelle".

Pour nous :
Ne pas négliger ce saint temps de carême. Y approfondir non seulement dans les gestes mais dans l'attention et dans l'affection du cœur et dans l'intention de la volonté : plus la miséricorde de Dieu que notre péché, plus le désir de mieux aimer que le regret de l'avoir fait lâchement jusqu'ici.
Que notre regard soit humble: Ne pensons pas que notre efficace en bien ou en mal est énorme. La seule chose réelle à l'occasion de notre péché c'est le prix que Dieu l'a payé. Mais soyons bien convaincus que "ces choses anciennes vont céder la place à ce nouveau ciel et à cette nouvelle terre que la miséricorde de Dieu va créer pour nous à l'occasion de notre pénitence. Ainsi toute préoccupation, tout retour sur notre péché est vanité.
Que la mortification soit celle de ce qui s'oppose le plus à la volonté de Dieu en nous et qui n'est pas toujours grand et tapageur défaut, mais petite négligence. Mortification de l'indépendance par une obéissance plus ponctuelle, dans un domaine plus large, en un don plus total, en esprit de foi, d'espérance et de charité, mortification de notre paresse, de notre gourmandise, de nos vanités.
Que notre mortification soit discrète, qu'elle soit assez surnaturelle pour fleurir en joie, en suavité, en bonne humeur ; qu'elle ne nuise en rien ni à notre devoir d'état, ni à notre insertion dans le monde à notre milieu.

Extrait des textes de Gabrielle-Marie MOSNIER – carême 1944

mercredi 27 janvier 2010

Été 2009

Chelles, Paray-Le-Monial, La Chaise Dieu, …

Photos de Carine CHÂTEAU

dimanche 20 décembre 2009

+ 25 Noël




Être pour vous ce brin de paille rêche et ténue qui attire cependant votre divine menotte et plaît à votre enfance parce qu'il a brillé comme de l'or sous la lumière de votre étoile.
Saint Jean

Extrait du carnet intime n° III de Gabrielle Marie MOSNIER.


Un Joyeux Noël à tous les membres et amis de Vacances Universitaires.
Marie-Thérèze KARLEN

jeudi 17 décembre 2009

Pégase, au printemps 1999


Photo de Marie-Thérèse KARLEN

L'Auvergne en train



Photos de Marie-Thérèse KARLEN

lundi 14 décembre 2009

Chelles, été 2008


Photos de Frédéric BUER

Chelles, été 2009


Photos de Carine CHÂTEAU

Pégase à Paray-Le-Monial


Bonjour,
j'ai, pour la première fois, fait la visite de “ Pégase ” à Paray-Le-Monial (71), une visite brève mais riche en traces photographiques. Voici donc une petite série prise ce dimanche 13 décembre 2009, accompagné par Marie-Thérèse (La guide de Paray). Retrouvez au lien suivant les informations concernant cette maison pour y séjourner. Amicalement. Frédéric.

P.S. : En dessous de ce message, vous pouvez déposer un commentaire sur le blog, nous vous y répondrons. A bientôt.


Photos : Frédéric Buèr

vendredi 20 novembre 2009

Pour le Christ Roi



Les trois couronnes de Notre Seigneur.

Couronne de fleurs, celle dont on le couronne par dérision. Mais qui par divine volonté dit la leçon de l'humanité de Dieu "consommant", rassemblant ce que la création a de beau, de prometteur. Couronne de fleurs de l'amphitryon, de celui qui chez les Romains présidait le banquet amical.
Leçons pour nous, leçon d'humanisme. Notre enseignement doit être couronné des simples et belles fleurs de la création et pour cela notre propre humanité doit s'enrichir de beautés naturelles (fleurs, paysages etc.) et des beautés de la civilisation humaine (art, science etc.).
Nous présidons un banquet où se nourrissent de vérités, d'amitiés, de beauté les enfants de France. Que la couronne de fleurs de Notre Seigneur nous soit modèle et nous obtienne humanité séduisante de fête.
Couronne d'épines qui double celle de fleurs. Car les fleurs dont on couronne Jésus avaient de cruelles épines. Par ces épines durement enfoncées la couronne de fleurs fut fixée. Par le sang jailli des épines la corolle des fleurs fut teintée. Mais Jésus seul et ses proches ont su les épines car elles sont tournées vers Lui seul, d'où leur efficacité rédemptrice.
Pour nous, épine de l'acquisition laborieuse des connaissances, de la culture que nous devons livrer facilement, joyeusement. Avec d'autant plus d'éclat et de délicatesse de teinte que la secrète épine a fait saigner notre humanité.
Épine de la conservation en leur fraîcheur de ces vérités à transmettre. Épine de cette patience et de cette maîtrise pédagogiques qui mortifie continuellement notre nature. Épine des rapports quelques fois pénibles avec collègues ou parents d'élèves ou administration. Notre humanité et notre enseignement en doivent être teintés, avivés de cette teinte agréable à tous: la compréhension, la bienveillance.
Couronne de gloire du Roi dont le Royaume n'est pas de ce monde. Auréole naturelle que les artistes ont figurée par un rayonnement de clarté ou une dense condensation d'or. Royauté dont la pleine conscience fait la béatitude des Élus (voyez l'Apocalypse) qui suffit dès ici-bas à faire la jubilation des Saints. Royauté qui se veut ignorée de ceux qui n'aiment pas. Et qui ne se révèle que dans la mesure de l'amour.
Pour nous : demander ce regard surnaturel qui voit en tout événement cette Royauté du Roi pacifique, du Sauveur. Croire que ce Roi va Lui-même consacrer les pauvres efforts de notre enseignement, que ces vérités et ces habitudes humaines que nous donnons à nos enfants, que ce témoignage de compréhension, de joie, de sympathie que nous portons dans notre milieu vont rayonner d'une surnaturelle clarté, que toute cette nature rectifiée au sang des secrètes épines va appeler les rayons de la grâce.

Gabrielle-Marie MOSNIER, mai 1945




vendredi 6 novembre 2009

Le chevalier à la rose



Le Chevalier à la Rose en l'église de Saint-Jean de Malte, Aix-en-Provence, statue de Raymond Beranger, Comte de Toulouse, cofondateur de l'Ordre de Malte en l'an 1100.


Leçon de ce symbolisme du Moyen-Age
Image de la foi vivante, militante protégée par la saine doctrine qui enveloppe tout de ses mailles souples : tête, mains, tronc, pieds. Les reins ceints du double baudrier qui retient l'écu, humilité qui nous garde à notre place à l'abri de Dieu et le glaive, justice de la grâce et de la Croix.
Cette foi veille au chevet du Tombeau dans l'espérance de toutes les résurrections dans la Résurrection. Cette foi est déjà charité épanouie à la Rose dont les épines, s'il y en a, ne sont que pour celui qui l'a cueillie, la protège et la présente au monde. Pone me ut signaculum super cor tuum, ut signaculum super brachium tuum ; quia fortis est ut mors dilectio, dura sicut infernus aemulatio. [Place moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras ; car l'amour est fort comme la mort, le zèle de l'amour inflexible comme l'enfer].

Gabrielle-Marie Mosnier