jeudi 23 août 2012

Compte-rendu année 2012


À Paray le Monial :
Du 13 juillet au  21 août, 5 familles se sont succédées et se sont plu à Pégase.

Elles venaient de Marseille, de Mauve près de Nantes, de La Réunion, de Noisy le Sec et de Lille.
Il y a déjà des réservations pour l'an prochain.
Il y a eu des sessions de plus de 5000 personnes dont plus de 1000 enfants et nourrissons … à Pégase se trouvait Colombe la plus jeune des « sessionistes ». J'ai pu rencontrer 4 familles sur 5 en faisant les aller retour  Paray Chelles, en m'arrêtant à chaque fois à Glaine Montaigut chez Andrée pour partager le repas de midi avec elle.

À Chelles :
Premier séjour avec Geneviève D. une amie de Paray.

Du samedi 14 juillet pour être à la fête de Sainte Elydie et rencontrer notre Curé qui quittera la grande paroisse Saint-François Régis d'Ambert en septembre. Durant la  procession et surtout pendant la messe grosse averse. Après la messe à la chapelle du bois, nous avons pris un repas à  « Gaspard des Montagnes » à une longue table où présidait le Père Théallier, notre bon curé entouré des membres de l'association des amis de Sainte Elydie. Il  concélébrait la messe avec un prêtre chinois qu'il a installé à côté de moi. Occasion de l'interroger sur l'Eglise en Chine …
Nos invités pour cette première semaine : Mario et ses deux fils pour une bonne omelette aux champignons fournis par Yvonne Grand d'Issac. Yvonne  ramasse les champignons mais ne les mange pas. Elle aime les flans aux groseilles … elle nous a apporté  3 kg. Cela a permis de renouveler le stock  de gelée aux groseilles. Nos groseilliers du jardin sont étouffés par les pruneliers et dévalisés par les oiseaux … espérons qu'un jour des bras d'homme vont faire le nécessaire pour que des récoltes futures puissent se faire. Geneviève et moi, avons terminé notre séjour avec la Fête de Saint Robert dimanche 22 juillet à La Chaise Dieu et avons quitté Chelles le 24 juillet.

Lundi 23 juillet messe du marché à 9h30, puis visite à Mme Ramel … en pleurs. Elle nous a donné des nouvelles de son fils André Ramel qui est très malade. [Il venait souvent à Chelles pour nous faire des conférences sur les Pères de l'Église, Saint Jean de la Croix et Sainte Térèse d'Avila] ses conférences sont enregistrées sur cassettes.
Ce premier séjour m'a permis de voir quelques réparations à faire faire par Mr Bourron  (maire de Saint-Alyre).
Pour le 15 août il a restauré la croix de la tombe de Gabrielle-Marie. Il l'a vraiment très bien restaurée.
Pour la suite des travaux : le traitement du plancher (maison les écureuils ) et une planche de séparation entre les deux greniers mitoyens où s'est installé un capricorne … et le nettoyage des chenaux du « Capitole » … lui ai demandé un devis. Certains travaux (traitement du plancher) seront fait si possible après la Toussaint.
Pour le deuxième séjour du 10 au 17 août, j'étais accompagnée de Francine A. une gouadeloupéenne de Paris devenue parodienne. Sont arrivés le même jour de Saint-Étienne, Joseph Grison … il a mis 5 heures à vélo pour arriver à Chelles ! et d'Annonay, Diana, son mari et leurs deux grands enfants Jean-Marc et Marianne. Diana est médecin pédiatre à Damas Syrie. Elle fait actuellement un remplacement à l'hôpital d'Annonay. Parents et familles proches vivent à Damas et à Alep ... Diana était heureuse de retrouver Chelles où elle avait préparé la dernière partie de son diplôme de pédiatre. Ginette était encore de ce monde.  Avec Diana et sa famille nous sommes allés à la découverte de Sainte Elydie : chapelle du Bois, Clavelier, chapelle du Bourg où nous avons prié devant les reliques de Sainte Elydie. Dimanche 12 août nous étions tous à la messe à la Chaise-Dieu et pique-niquions au Signal de Saint Claude avec vue sur l'Abbatiale.
La famille syrienne n'a pu rester qu'un week-end à Chelles … hélas, mais ce temps si court fut bénéfique à nous tous. Diana nous a préparé un maloubé, repas oriental que tout le monde a apprécié y compris Mario « gardien » de nos maisons. Après le départ de Diana et sa famille dimanche soir … lundi matin vers 9h avec Joseph nous sommes allés sur les traces du Père Gaschon . Messe à Arlanc à 9 h 30 (jour du marché). Arrêt à Ambert sur la tombe du Père Gaschon, puis nous avons pris la route pour Olliergues, la Chabasse où le Père Gaschon était vicaire. Visite de l'église de la Chabasse. Joseph est monté au clocher avec le gardien de l'église qui lui a fait entendre le son des cloches très harmonieux. Après le pique-nique à la Chabasse, descente sur Olliergues où nous avons pu visiter l'église et ses vitraux, grâce à la gentillesse des employées de la mairie qui nous ont ouvert la porte avant l'heure d'ouverture, pour nous remettre les clés de l'église. Retour à Chelles tous bien fatigués. Joseph a quitté Chelles  le 14 août.

Le 15 août pour la fête de l'Assomption de la Vierge, Francine et moi sommes parties assez tôt pour trouver au Puy, une place pour garer la voiture et une bonne place assise à la cathédrale pour la messe de dix heures concélébrée par Mgr Sara de Konakri président du dicastère Cor Unum à Rome, Mgr Brincard archevêque du Puy, Mgr Minerath archevêque de Dijon et un évêque hollandais. Comme toujours étaient présents : pénitents blancs, représentants de l'Ordre de Malte hommes et femmes et deux chevaliers du Saint Sépulcre et une grande foule qui l'après midi suivaient la Vierge du Puy lors de la procession de 15 h.  Mgr Brincard marchait en tête,il ouvrait sous un soleil de plomb cette grande procession et Mgr Sara la terminait. Ainsi le « troupeau » était bien gardé.
La veille de notre départ nous avons encore invité Yvonne Grand qui nous a offert des champignons congelés que nous avons emportés et dégustés avec Andrée dans une bonne omelette aux œufs frais de Chardet. Un vrai régal !   Lors du premier séjour Andrée a pu monter à Chelles pour la journée grâce à Bernadette une amie de Glaine.
Andrée, vu son grand âge, va bien, (seul handicap, elle devient de plus en plus sourde). Avec elle nous avons ramassé des prunes jaunes extra ! Et nous en avons emporté à Paray une pleine cagette.

mercredi 25 juillet 2012

Viviers, le village des évèques.

Suite à une petite escapade à Viviers, voici quelques images ainsi que le lien vers la page Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Viviers_(Ardèche)

Photos : Frédéric Buer

mercredi 7 mars 2012

Voyage d'images en Auvergne

Brioude, Saint-Nectaire et la Bourboule.

Photos : Frédéric Buer

jeudi 22 décembre 2011

La Charité (1)



La Foi et l'Espérance invitent l'individu à sortir de lui pour aller à Dieu, mais en restant lui-même.
La Charité est Dieu.
Dans la "charité" (comme dans "charisme") il y a don et don divin.
Le modèle en est la charité entre les personnes divines. […]

Cette Charité de Dieu est plus facile à saisir quand elle se manifeste au monde:
en le créant Il lui donne Sa Vie,
en le sanctifiant Il lui donne Son Esprit,
en le rachetant Il lui donne Son Christ,
don total qui est Dieu même.
La Foi et l'Espérance doivent se dépasser pour aller à Dieu; la Charité est Dieu. Celles-là ne font pas les Saints, la Charité les fait.

Moyen de se laisser faire saint par la Charité:
La double forme du précepte : "aimer Dieu de tout son cœur..."
"aimer son prochain comme soi-même...",
les deux étant le même, deux voies d'union à Dieu.

Pour des privilégiés (Saint Jean, Saint Paul, Saint François d'Assise, Sainte Thérèse), ou à certaines heures de prière, la rencontre spirituelle avec Dieu fait naître l'amour, toujours imparfait parce qu'il est difficile à l'homme d'aimer Dieu: une pensée, un cœur, une âme d'homme ont l'habitude de travailler, d'être émus à partir d'éléments humains. D'où la commune expérience des jeunes et des commençants se désespérant de "ne pas aimer Dieu".

La réponse est dans Saint Jean: "Comment aimerez-vous Dieu que vous ne voyez pas, si vous n'aimez pas votre frère que vous voyez?"
Il faut distinguer un amour de l'âme en Dieu et un amour qui utilise toutes les facultés de notre humanité. Si nous voulons en rester au premier en donnant congé à toutes nos puissances humaines d'aimer, celui-là même s'évanouira en mythes et rêveries et nos puissances humaines se donneront à d'autres objets.
La pédagogie de l'église, comme celle du Christ, comme celle même de Dieu envoyant "le plus beau des fils de l'homme", est ici de faire un faisceau entre les puissances d'aimer de l'âme et les puissances d'aimer humaines. Elle veut que ces deux modes de charité n'en fassent qu'un; souvent le second mène au premier, toujours le premier mène au second.
Saint Jean: "quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu".

Essayer d'opposer ces deux modes ou d'en faire deux voies est mauvaise pédagogie et mauvaise orthodoxie. On peut conseiller à telle âme de commencer par l'une ou l'autre, mais une fois engagée à fond dans l'une, elle trouve l'autre: ce sont deux portes d'une même voie, pour les uns porte d'entrée, pour les autres porte de sortie.
Il est des actes qui paraissent dirigés soit vers le prochain, soit vers Dieu. L'intention seule en fait la vraie direction: la prière, qu'elle soit d'intercession, de rédemption, de réparation, peut être orientée soit vers le prochain pour qui on demande, rachète, répare, soit vers Dieu.
Un geste vers un pauvre ou un malade pour les uns ira vers le prochain, pour les autres vers Dieu en lui.
Il est donc inutile de faire ces subtiles distinctions: la charité envers le prochain qui réquisitionne toutes nos facultés d'aimer ne doit pas aller en définitive au prochain mais au Christ, non pas en imagination, mais en réalité:" Ce que vous faites à l'un de ces petits, c'est à moi que vous le faites".
Le commandement est formel: 1 Jean 4,20-21.

Gabrielle-Marie MOSNIER

Illustration : Jean-Auguste-Dominique INGRES, Montauban, 1780 - Paris, 1867 © Musée du Louvre/A. Dequier - M. Bard

vendredi 14 octobre 2011

L'Espérance



Ses rapports avec la Foi
On espère en Dieu comme on croit en Dieu, il faut déjà être instauré en Dieu pour croire comme pour espérer et aimer. Dans la Foi cette instauration est actuelle. Dans l'Espérance elle est plus totale et embrasse le présent, et le futur. L'Espérance est vertu de sortie de soi plus que la Foi. Celle-ci demande encore à l'individu la conscience de soi. L'Espérance le projette en Dieu (si du moins on ne confond pas Espérance et espoir). Elle est une hypothèque tirée sur le Seigneur.

Sa nature
Tout le livre de Job est une leçon d'Espérance, une épreuve envoyée à un juste pour lui montrer :
• que sa justice n'a aucun sens et qu'il n'y a pas lieu de se reposer en elle et d'espérer en elle, mais seulement en la justice de Dieu (Cf. discours d'Eliphaz de Théman : ch. 4, 6-8 ; 4, 17-18),
• qu'il doit avoir comme objet de son espoir non des choses humaines mais les dons de Dieu 5, 8-9.

Les voies à l'Espérance sont à ménager en laissant en nous la place à Dieu.
L'acte d'espérance nous donne d'ailleurs comme objet de cette espérance :
• la Grâce ici-bas (la possession de Dieu),
• la vie éternelle (notre anéantissement en Dieu).
L'Espérance n'est donc ni imagination, ni désir, ni projet, rien du contenu habituel de nos espoirs.
La réponse de l'Archange au réflexe bien humain de la Sainte Vierge « Comment cela se fera-t-il ? » fut : « La vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre ». C'est dans l'obscurité de la Foi, qu'il faut espérer.
Tout ce qui nous aide à sortir de nous fera fleurir en nous l'Espérance, les vertus religieuses vécues peuvent la porter à la perfection.
(…)
L'Espérance est une possession anticipée de Dieu dans le temps : elle nous fait participer à la vie éternelle dès ici-bas ; elle tombera dans le face à face éternel. Elle comporte ici, la Foi, adhésion à une vérité obscure, la Charité, confiance en Quelqu'un que l'on aime.
Elle est des trois vertus la plus méconnue et la plus déformée dans la notion qu'on en a et l'expérience qu'on en vit. Elle n'est ni quiétisme, ni rêverie, mais possession de Dieu donc réalisme : elle demande qu'on cherche Dieu et qu'on espère Sa Volonté.
La pauvreté qui nous débarrasse de notre volonté propre,
la pureté qui nous débarrasse de nous-mêmes et des créatures,
l'obéissance qui nous fait adhérer à la Volonté de Dieu, sont des moyens de vivre l'Espérance.

L'Espérance est une attente de Dieu, mais une attente qui n'est pas vide.
Avant le Messie l'attente de l'A.T. était une attente inactive, ou s'efforçant de L'imaginer, ou Le connaissant par avance comme pour Saint Jean Baptiste.
L'attente de Marie de l'Annonciation à la Nativité, qui est déjà possession, doit être nôtre : une attente qui possède déjà par anticipation.

Gabrielle-Marie Mosnier


dimanche 18 septembre 2011

Trois opérations



Le Zèle (2)
La Foi

1 - L'humilité : La Foi racine dans l'humilité :
Croire en un Dieu Tout Sage et Tout Puissant, c'est nous remettre à notre place. Tout ce qui n'est pas conçu en Lui est privé d'être, est anéantissement.
Croire que l'efficacité de notre action ne vient en rien de nous, mais de Dieu qui la crée en nous, doit nous amener à en chercher l'orientation et les moyens dans l'humilité et sans inquiétude.

2 - La confiance : Croire que si nous ne pouvons rien, Dieu peut rendre notre action efficace, et ne pas tomber dans la recherche de fausse humilité qui consisterait à être persuadé à l'avance que notre action sera sans valeur et son résultat forcément nul, de telle sorte que nous nous en désintéressions et n'y voyions plus qu'une mortification.
Agir en simplicité confiante en recherchant consciemment et sans inquiétude le but et les moyens de notre action.

3 - La foi à l'existence des réalités surnaturelles :
- mérites du Christ
- Corps mystique.

Croire qu'il n'y a pas d'actes indifférents : tout acte qui n'est pas bon est mauvais dans le domaine de l'efficacité de la grâce.

Incidence des vertus religieuses dans cette vie de foi :
Elles y sont comme toujours le moyen de vivre en perfection la vie chrétienne.
La pureté : permet de mieux voir la Sainteté de Dieu. Le fait que Dieu est Saint, qu'Il est Trine, que chaque Personne ne vit que pour les autres, étant modèle et raison de la pureté.
La pauvreté : La foi est le moyen d'être parfaitement détaché des résultats de notre action: bons, ils sont de Dieu, mauvais, ils sont du diable ; aucun n'est à nous.
L'obéissance : est le moyen même de la fidélité dans la foi, moyen de choix de reconnaître et d'accomplir la volonté de Dieu.
"Ils n'ont pas cherché à connaître Dieu davantage, et Dieu les a livrés à leur sens pervers..." (Ep. Romains 1,28)
L'obéissance est la foi qui s'instruit pour agir et qui agit.
Gabrielle-Marie Mosnier, 1940.

Illustration : Louis de BOULLOGNE, Paris, 1733, L’Humilité. © Musée du Louvre

samedi 26 février 2011

Voici le début d’un texte …

… dont quelques autres étapes nous seront proposées au cours des semaines à venir. Gabrielle-Marie nous invite ici à puiser aux racines de notre fidélité.


Le Zèle
La vie active doit être fidélité à Dieu dans l'action.

« Une Vierge royale… devant porter dans son sein le rejeton saint, conçut spirituellement l'Homme-Dieu par la foi avant de Le concevoir corporellement »
Saint Léon, pape, lecture des matines de Noël.

Est faux zèle toute orientation, toute réalisation d'un acte, non conçues spirituellement. Marthe s'agite et s'empresse, bien que son action soit orientée et offerte à Dieu, parce qu'elle ne l'a pas conçue spirituellement.
L'action de Marie quand elle essuie les pieds du Seigneur, bien que ridicule en apparence et sans efficacité sociale, comme le remarque Judas, est agréée parce qu'elle a été inspirée par l'amour.
Pour tous, la fidélité dans l'action provient de l'amour qui inspire chaque acte. La fidélité s'opère par l'action des vertus théologales (Foi, Espérance, Charité) dont la Baptême a mis en nous le germe, et des vertus religieuses (pureté, pauvreté, obéissance) qui doivent en porter le développement à sa perfection.

Gabrielle-Marie Mosnier, La Madeleine, 27-30 décembre 1940.

dimanche 4 avril 2010

Pâques 2010


La veillée pascale en l'église de Valbenoîte à Saint-Étienne (42) a été très belle, présidée par Père Christian.

jeudi 4 mars 2010

Carême à travers Isaïe


La Pénitence
Isaïe: Elle n'est pas une fin en elle-même; la fin c'est l'union à Dieu. Fécondité, joie, triomphe de l'âme, certes mais qui ne se peuvent séparer de la fécondité, de la beauté, du triomphe de l'église, du Peuple de Dieu (35, 1-2).
Elle est un moyen de sanctification "et il y aura là un chemin de sainteté" c'est-à-dire un moyen d'appartenance concrète à Dieu, et par conséquent elle est moyen de béatitude c'est-à-dire capacité de Dieu sans cesse élargie dès ici-bas par l'effort de l'homme pénitent et par la Grâce de pénitence.

Elle est rectification de la nature viciée en ses pentes et ses tendances instinctives :
- rectification de l'acte et du travail des mains de l'homme qui transforment le monde pour ou contre Dieu,
- rectification de la station de l'homme qui a tant de tendance à redevenir la brute à quatre pattes,
- rectification de la direction que l'homme donne à ses démarches ("fortifiez les genoux tremblants"),
- purification de l'intention par une plus grande luminosité du regard,
- pacification du coeur par la confiance en Dieu qui fait miséricorde.

Elle est rectification de la vie surnaturelle.
Les mains lâches ne savent ni ne peuvent diriger, élever une lourde offrande ; renforcées elles se lèveront à Dieu pour la prière et pour l'offrande. Les genoux fortifiés nous feront plus habituellement agenouillés devant Dieu, attitude normale de la créature devant son Créateur, du racheté devant son sauveur adoration et action de grâces.
Nous serons aussi plus solidement campés au domaine de la charité parmi les hommes pour y témoigner par la parole et par l'action, par le service fraternel. « Flectamus genua ... Levate », répète la liturgie de carême, s'agenouiller devant Dieu, se dresser pour vivre sa vie parmi les hommes : excellent exercice de vigorisation et d'assouplissement des genoux !

La pénitence n'est pas un sacrifice qui puisse fléchir Dieu par sa propre importance ou par la dignité de celui qui le fait ou par la perfection qu'il réalise.

Ce que nous faisons maintenant ne peut être agréé que dans la mesure où notre intention la projette en Jésus, le perd au sacrifice de Jésus. Il ne s'agit donc pas de rechercher une pénitence d'importance, mais une attitude intérieure de pénitent "l'Eternel attend pour vous faire Grâce et il sera exalté en ayant pitié de vous" (30, 18).
Et c'est pourquoi la pénitence est consolation, prémisse de paix, parce que nous n'y sommes pas seuls mais que Dieu nous y attend: "consolez, consolez mon Peuple" (40,1) et "ne crains point car je suis avec toi ... Ne crains point c'est moi qui t'ai aidé ...Je t'aiderai et ton défenseur c'est le Saint d'Israël (41,11-13-14).
Elle est conversion de la part de l'homme et innovation de la part de Dieu d'un monde nouveau, pour les regards renouvelés de l'homme. "Je les ai créés pour ma gloire ... que vous connaissiez et que vous croyiez et que vous entendiez que c'est moi ..." (42,7et11 et 43, 18-19) "Voici je m'en vais faire une chose nouvelle".

Pour nous :
Ne pas négliger ce saint temps de carême. Y approfondir non seulement dans les gestes mais dans l'attention et dans l'affection du cœur et dans l'intention de la volonté : plus la miséricorde de Dieu que notre péché, plus le désir de mieux aimer que le regret de l'avoir fait lâchement jusqu'ici.
Que notre regard soit humble: Ne pensons pas que notre efficace en bien ou en mal est énorme. La seule chose réelle à l'occasion de notre péché c'est le prix que Dieu l'a payé. Mais soyons bien convaincus que "ces choses anciennes vont céder la place à ce nouveau ciel et à cette nouvelle terre que la miséricorde de Dieu va créer pour nous à l'occasion de notre pénitence. Ainsi toute préoccupation, tout retour sur notre péché est vanité.
Que la mortification soit celle de ce qui s'oppose le plus à la volonté de Dieu en nous et qui n'est pas toujours grand et tapageur défaut, mais petite négligence. Mortification de l'indépendance par une obéissance plus ponctuelle, dans un domaine plus large, en un don plus total, en esprit de foi, d'espérance et de charité, mortification de notre paresse, de notre gourmandise, de nos vanités.
Que notre mortification soit discrète, qu'elle soit assez surnaturelle pour fleurir en joie, en suavité, en bonne humeur ; qu'elle ne nuise en rien ni à notre devoir d'état, ni à notre insertion dans le monde à notre milieu.

Extrait des textes de Gabrielle-Marie MOSNIER – carême 1944

mercredi 27 janvier 2010

Été 2009

Chelles, Paray-Le-Monial, La Chaise Dieu, …

Photos de Carine CHÂTEAU